1920 : l’appel impératif au Carmel

En retraite avant son ordination au sous-diaconat, le soir du 13 décembre 1920, Henri lit un abrégé de la vie de Saint Jean de la Croix. Le livre lui paraît « insipide » mais il est alors saisi d’une illumination soudaine et impérieuse : Dieu le veut au Carmel.

En face de cet appel irrésistible se lèvent des résistances nombreuses : Son directeur spirituel : « Vous êtes fou ! » Son évêque : « Vous allez vous mettre à la disposition du P. Vabre » [pour la mission dans le diocèse]. Sa mère, passionnément aimée : « Tu peux partir, je serai morte avant que tu ne sois à Capdenac [la limite nord de l’Aveyron]. Je me serai suicidée ».

Tu sais combien j’ai résisté à cause du chagrin que je te causais. Mais cet appel du bon Dieu s’est fait de plus en plus net. J’ai pleuré moi aussi à la pensée du sacrifice que je t’imposais mais je ne puis pas résister à la volonté du bon Dieu si nettement manifestée. Lettre à sa mère, 15 février 1922